24.

A la quintessence, les réticences, l'évanescence, l'impatience, l'insouciance, l'aisance, la décadence, l'indolence, la résistance, l'essence et l'enfance. A vos silences, votre arrogance, à l'insistance, l'indifférence, l'adolescence, les réminiscences. A vos réticences, la chance, l'amour, l'intransigeance. Moi, je les enfonce.
24.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 10:51

23.

23.
Dans mes rêves je pleure. Je pleure des visages, les regrette avant qu'ils ne partent. J'ai du passé dans les yeux. Des mélodies plein le coeur. J'en ai peur. Comme c'est bon. J'ai voulu, je me suis forcée à rêver d'elle. Parce qu'il n'y a que dans mes rêves que son visage est si clair. Mes souvenirs s'effacent. Mais dans les songes, c'est toujours parfait. C'est comme un rendez-vous. Comme une promesse. Merci l'inconscient. Elle vit dans ma tête. Une voix douce, et des yeux clairs. J'avais besoin de cette entrevue. Atténuer le manque. Revenir parfois, à des époques où tout semblait paisible. Mais au matin, comme ça traîne, cette présence invisible. Ces morceaux d'avant qui nous percent le corps. J'en veux encore. Je pourrais dire "novembre: toujours rien". Mais ce n'est pas vrai, ce n'est pas vide, c'est juste différent, ou juste comme avant. Comme j'attends un peu d'aventure. Des coups de fil tard le soir, des imprévus, des mensonges qu'on se laisse sur les lèvres. Du fantastique, du pathétique, schizophrénique, oui, pourquoi pas. J'ai besoin de substance, de matière, des nuits d'ivresse sur des promesses que l'on brise trop vite. De la musique. Alors j'espère, je crois, j'attends. Novembre, en attendant.

"Et les années filent, filent, filent et nous laissent seuls, démunis. Mais aller un peu d'espoir, ce n'est pas fini, la vie commence peut-être tard mais n'est pas tombée dans l'oubli. Parce que cet inconfort là nous met en retard pour plus tard. "
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 14 novembre 2009 13:11

22.

22.
Novembre que l'on crie, que l'on étouffe. Novembre a balayé nos élans de folie et ne laisse que mon corps en miettes, pour ne pas dire l'organe futile qui bat sous ma poitrine. L'automne avance, hiver à la dérive. Mots dans un monde en perdition, où la mode est à l'auto-satisfaction. De nos ébats, quelques griffures et des douleurs égarées, hagardes, comme un vendredi matin pluvieux sur lequel la ville crache à pleins poumons. On le piétine. Ah, la jeunesse. Comme elle est morbide et sans issue, et sans attache. Et sans amour. Mais que nos nuits sont belles. Que nos idées sont grandes et impétueuses. Notre destinée Ô combien pleines de vicissitudes. Dans un néant de débauche, expression et liberté se confondent et que fondent les corps dans une transe majestueuse. Sur une musique douce, détendre ses membres un à un, et lancer des regards loin vers l'horizon, ne distinguer que le brouillard, brouillon de nos vies illusoires. Des montagnes de souvenirs qui s'entassent comme du vide; les ébauches livides de nos peaux abîmées. Sous le soleil, la fuite. Une gare, un songe, un étalon, un taxi, nos souliers usés et les valises que l'on traîne sous nos yeux fatigués. Des questions dont les réponses ne cessent de s'échapper, de revenir pour fuir encore, d'apparaître d'abord claires et précises pour finalement n'être plus qu'un nuage sur nos pauvres vies sans histoire. Le Grand Sentiment, ennemi de l'homme, ennemi de la femme, également. Pour certains du passé, pour d'autres un but, pour d'autres encore une utopie. Et pour moi? Pour moi, une quête, une asphyxie quasi-permanente, un doute. Sur vos lèvres, j'ai découvert l'existence, dans vos bras, j'ai connu des nuits paisibles, et dans vos yeux...Ah, dans vos yeux, j'ai lu le mensonge, l'apathie, la satisfaction, mais rien de ce que je cherchais vraiment. Eussè-je recherché quelque chose. Et demain je m'envole vers des jours plus tranquilles, moins agîtés de mes démences, de mes envies de décadence. Je courais à ma perte.


"Il y a la vie telle qu'elle est et la vie telle qu'elle doit être. Malheureusement, nous devons la vivre telle qu'elle est."

Amen

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 17:39

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:54

21.

21.
C'est ça l'inconvénient, lorsque l'on vit sur une page abîmée. Lorsque l'on marche sur un fil ou sur un flot d'encre. Lorsque l'on jaillit, climax que nous sommes, à l'improviste. Tourne et tourne et tourne encore. Et coule l'encre et coule l'or. Mais finalement, rien de tout cela n'est réel. Rien ne se passe. Nos rêves devant les yeux. Puis retourner à l'interstice. Puis se fendre en deux d'avoir l'imagination des anciens. Des ancêtres. Au temps où le luxe n'avait pas de prix, où les courtisans pavoisaient aux fenêtres. Je cherche et tu t'enfuis, j'ai les mains dans la terre. Tu disparais, avant même que je t'ai vu, avant même d'avoir signé de ta plus belle plume l'absence et le silence du bruit de tes pas. Sur ma vie. Ou sur mon coeur. Parce que lui, il peignait des paysages sur des toiles invisibles, des paysages paisibles et des cieux sans nuages. Et je n'ai jamais prétendu ressentir ça à nouveau. J'ai laissé filé l'amour qui coulait dans mes veines, cessé de boire ses paroles et de tituber dans l'escalier. Là où la ville s'endort, quand mon coeur bat plus fort. Le trait est tiré. Le rideau baissé. J'ai tout vidé. Avec des regrets mais sans jamais m'accaparer quoique ce soit. Sans jamais jouer l'égoïste, la naïve, la possessive de service. Et puis les cauchemars de minuit, ombres obsédantes, souvenirs douloureux. La bougie est éteinte. Et toi tu te perds. Dans des mensonges. Et dans mes songes. Je te libère. Je n'ai jamais prétendu détenir la perfection de l'instant, la lune entre mes doigts, la solution. Et pourtant. Mais si même toi tu ne veux pas faire semblant. Alors ou-va-t-on? Et que fais-je maintenant. Un peu de bile sur tes chaussures, mes humeurs noires, je te rassure, disparaissent au soir, s'effacent au fur et à mesure. Personne n'est comme toi, rassure-toi. J'ai gardé les toiles mais enlevé les tableaux. J'ai jeté les tasses, le café coule à flot. Quand viennent mes mots de trop je m'étrangle. Des souffles dans mon cou, comme des sangles ou bien des clous. Ô putréfaction de mon être. Ils se délectent. Tout comme Lautréamont l'a fait avant moi, je vous dirai ceci: "Je suis un poux."
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 15:19

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 09:28

20.

20.
Tout a disparu. Absolument tout. Le coeur qui bat, les yeux qui brillent, le vent, l'espoir. Mais pas les rêves, non, pas mes rêves.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 10:55